Histoire

Partant déjà du principe que la nature à horreur du vide, César décida que ce vide – les surfaces cultivables – deviendrait terres fertiles. Il quadrilla le territoire pour des voies de communication, par la découpe des terrains et la création de villae. Ce fut sur l’emplacement de l’une des villae romaines où l’on cultivait le sel que Saint Nazaire de Pézan fût bâtit.

Les rives du village ont abrité des ports dès l’époque romaine et jusqu’au moyen âge. Des points d’accostages sur les rives des étangs et du Dardaillon y étaient modestes, constitués d’un pieu d’amarrage et d’une planche de débardage. Tout un lacis de roubines a, depuis les temps anciens, permis une navigation légère à travers les étangs au moyen d’allèges à fond plat. Aujourd’hui les ports ont disparus, mais les techniques de navigation sont toujours utilisées.

Nous n’avons aucune information sur le village durant tout le moyen âge excepté celle-ci : en 1252, Saint Nazaire de Pézan est un territoire de la baronnie dites « le château des Ports » et compte une poignée d’habitants.

Le nom du village « viendrait » du saint patron du village et de la pezagne (ou pesagne, patois de piétin). En effet, les eaux du territoire étaient réputées pour soigner cette maladie provoquant une inflammation purulente et très contagieuse des pieds des animaux (essentiellement les bovins, ovins et équidés).

En 1743, Saint Nazaire de Pézan compte seulement 20 habitants puis atteint la centaine d’habitants au début des années 1800. A compter de cette époque, le village va progressivement se développer avec l’agriculture et l’élevage. Son territoire comporte de multiples atouts pour les éleveurs et gardians, sagneurs, pécheurs, chasseurs et agriculteurs afin de développer leurs savoir-faire.

Un autre fait marquant nous est rapporté via les archives des conseils municipaux de l’époque : la reconstruction de l’église en 1876, fruit d’une levée de fonds inédite auprès des notables du village et de la mise en commun des forces vives pour aider à cette réédification. L’ambition est triple : reconstruire un édifice digne de ce nom en l’honneur des saint patrons du village à la place d’une vieille église menaçant de s’effondrer, édifier un clocher visible depuis les terres aux alentours et avoir une horloge permettant à tous de connaitre l’heure exacte !

Au XXe siècle, le village va connaitre, comme la France entière, les premières révolutions (eau courante, électrification) permettant d’améliorer le confort de vie des habitants et d’accélérer son développement. Au début des années 2000, la population avait triplée par rapport au début du siècle précédent.

Aujourd’hui, le village compte 620 âmes et est toujours marqué par une activité agricole prépondérante (pommiers, vignes, melons etc.). Il a une identité affirmée autour des traditions camarguaises et de sa douceur de vivre.

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